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Excelsior 17 août 1924


Faits-pas-si-divers 17 août 1924

Le cantonnier fut tué par sa femme qui avoue son acte criminel

LIMOGES, 16 août. A la suite d'une opération nécessitée par son état, M. Jacques Petiniaud, cinquante et un ans, chef cantonnier à Saint-Jouvent (Haute-Vienne), a succombé à l'hôpital de Limoges.

Il y avait été transporté, il y a plusieurs semaines, à la suite d'un accident qui lui serait advenu sur la route, en revenant de son travail. Mais la rumeur publique accusa la femme du cantonnier, née Marguerite Tricaud, quarante-quatre ans, d'avoir tué son mari.

En fait, le ménage ne vivait pas en accord. Les conjoints buvaient quelque peu et avaient de violentes disputes. Les précisions et les accusations portées contre la femme du cantonnier furent telles que vendredi, 15 août, la gendarmerie décida d'opérer un transport de justice, d'accord avec le juge d'instruction. Il fut rendu inutile par Mme Tricaud, qui, d'elle-même, se présenta au bureau du substitut du procureur de la République et dit au magistrat : « J'ai tué mon mari, je me mets à votre disposition. »

L'interrogatoire que subit aussitôt la prévenue permit de savoir dans quelles circonstances le cantonnier fut mortellement frappé. Au cours d'une violente scène, et se croyant menacée, Mme Tricaud s'empara d'une bêche et en frappa son époux. L'inculpée a été incarcérée à la maison d'arrêt.

Deux enfants abandonnés

Le commissaire de police de Pantin a envoyé, hier, à l'hospice des Enfants- Assistés les enfants Charles et Jacob Petit, âgés de sept et onze ans, lesquels ont été trouvés abandonnés par leur mère qui habitait dans une roulotte, avenue Jean-Jaurès.

Victime d'un accident d'auto, un maçon meurt à l'hôpital

La nuit dernière, en face le numéro 162 du boulevard de la Gare, un homme portant des papiers au nom de Pierre Noice, quarante-quatre ans, maçon, domicilié 169, même boulevard, a été renversé par une automobile conduite par Alfred Delaite, établi boucher, 18, rue de Saïda.. Le blessé, qui était dans le coma, a succombé à 4 heures du matin à l'hôpital de la Pitié où on l'avait transporté.

Le meurtre du manouvrier de Melun est dû à la jalousie

MELUN, 16 août. La gendarmerie de Melun a arrêté l'auteur du meurtre du manouvrier belge Camille Van Acker, dont le cadavre fut découvert sur la route près de Fontenailles.

Le coupable est un compatriote de la victime, nommé Emile Volkaere, âgé de trente-sept ans. Il a avoué son crime, et a déclaré l'avoir commis parce qu'il soupçonnait Van Acker d'être l'ami de sa femme. Volkaere a été écroué.

Tué par la fille de son ami

BEAUVAIS, 16 août. La nuit dernière. à Savignies, petite commune près de Beauvais, Paul Gazier, quarante-trois ans, étant rentré chez lui en état d'ébriété, eut une violente discussion avec son amie, la veuve Lemaire, et la fille de cette dernière, Georgette, dix- neuf ans.
Son amie ayant voulu fuir, Gazier la menaça d'un fusil, mais la jeune Georgette prit alors un revolver et le déchargea sur, lui. Mortellement atteint, Gazier s'affaissa et succomba presque aussitôt. La meurtrière a été arrêtée.

Tragique baignade de deux enfants

AVIGNON, 16 août. Deux enfants, les frères Gustave et Dominique Ricci, âgés respectivement de neuf et douze ans, se baignaient dans la Sorgue. Le plus jeune avait confectionné une ceinture avec des bidons d'essence vides. Malheureusement les bidons, mal bouchés, se sont emplis d'eau, et l'enfant a coulé à pic. Son corps n'a pu être retrouvé.

Pris dans une courroie et projeté contre un mur.

CHAMBÉRY, 16 août. Dans une usine électro-mécanique de Saint-Béron, M. Jean Laurut, âgé de trente ans, occupé à résiner des courroies, a été pris par une transmission et projeté contre un mur où il a eu plusieurs côtes enfoncées. Transporté à son domicile, il y est mort sans avoir repris connaissance.

Pris de congestion, un baigneur se noie

LE HAVRE. 16 août. En se baignant, M. Poulet, âgé de cinquante-quatre ans, déménageur à Paris, 40, rue Condorcet, a été pris de congestion à 30 mètres du rivage. Secouru par son gendre, M. Marcel Paradis, et par un maître baigneur, il a pu être ramené à terre, mais il ne tarda pas à succomber.

Le cocher meurtrier

VICHY, 16 août. M. Letocart, mouleur, âgé de dix-neuf ans, rentrant à son domicile, eut avec un cocher une discussion qui dégénéra en pugilat. Soudain, le cocher se précipita sur M. Letocart et lui porta un violent coup de couteau. Atteint dans la région du cœur, le jeune homme a été transporté à l'hôpital dans un état alarmant. Le meurtrier est activement recherché.

LES ACCIDENTS D'AUTO

Une auto capote un mort, trois blessés

BORDEAUX, 16 août. M. Bastide, co-directeur du théâtre Femina, passait en automobile à l'Alouette avec sa femme, sa belle-mère et la sœur de celle-ci, Mme veuve Nau. Pour éviter la grand-route encombrée de nombreux véhicules, il prit un chemin de traverse. Mais la voiture s'enfonça dans un trou et, un pneu ayant éclaté, capota.
Mme veuve Nau, cinquante-huit ans, le crâne fracturé, fut tuée sur le coup: M. Bastide eut une côte enfoncée par le volant; Mme Bastide se plaint de douleurs internes, et sa mère a des contusions mutiples.

Fillette écrasée

REIMS, 16 août. Simone Gaillet, âgée de neuf ans, fille d'un mécanicien des chemins de fer, traversait, hier soir, l'avenue Victor-IIugo, à Sainte-Menehould, lorsqu'elle fut happée par une automobile venant de Clermont-en-Argonne et conduite par M. Rodolphe Strybos, âgé de vingt-quatre ans, agent de change à Anvers. Traînée sur un parcours d'une vingtaine de mètres, la fillette fut relevée dans un étal grave et conduite au domicile de ses parents par l'auteur de l'accident.


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