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Ouest-Éclair 24 août 1924


Le chancelier Marx parle au Reichstag 24 août 1924

LE CHANCELIER MARX PARLE AU REICHSTAG

Quelles sont donc ces promesses officieuses que fit aux Allemands M. Herriot ?

BERLIN, 23 août. Le Chancelier Marx a prononcé, au Reichstag, un discours pour demander la ratification des accords de Londres.

« M. Herriot, a-t-il dit, est animé du désir d'établir des rapports de bon voisinage entre l'Allemagne et la France. Nos efforts en vue de faire fixer les étapes de la libération de la Ruhr ont été énergiquement repoussés par M. Herriot, qui a déclaré qu'en fixant des étapes et des dates, on rendrait difficile une évacuation plus rapide de la Ruhr, telle qu'il la désire sérieusement. »

« Il est tout naturel que le Gouvernement du Reich ne considère pas comme définitif l'accord actuel sur la libération de la Ruhr et qu'il estime de son devoir d'obtenir une évacuation complète et rapide des territoires occupés, ainsi que M. Herriot le lui a laissé espérer. »

« J'ai confiance a dit le chancelier, dans une solution satisfaisante et rapide si le problème des réparations peut être résolu sur la base du rapport des experts et du pacte de Londres, et si on amène un apaisement en Europe. »

En terminant, le Chancelier se demande ce qui se passerait si le Reichstag rejetait le pacte de Londres et les propositions de loi d'exécution.

« Ceux qui ont suivi la politique mondiale, dit-il, ne peuvent douter que la Conférence de Londres était pour nous une chance qui ne se représenterait peut-être plus. Un changement inespéré s'est produit dans la politique américaine qui, abandonnant sa réserve de ces dernières années s'est rangée sous le drapeau du rapport des experts pour collaborer de nouveau rapidement à la reconstruction européenne. Cette situation se transformerait si l'une des principales parties contractantes repoussalt le plan des experts qui est la base de tout l'édifice. »

« D'autre part, il s'en est fallu de peu à Londres, que le problème des dettes interralllées ne fit échouer la Conférence et l'on n'est parvenu à éviter ce danger qu'au moyen de compromis bien précaires. Si nous rompons les fils noués à Londres ces dangers renaîtront de nouveau et l'Amérique cessera de s'occuper du sort de l'Europe. »


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