| Le Petit Parisien 15 juin 1924 |
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LE CHANCELIER MARX ESPERE ARRIVER A UNE ENTENTE COMPLETE avec le gouvernement français L'évacuation de la Ruhr figure au nombre des conditions qu'il met à cette entente Dusseldorf, 14 juin (dép. Havas.) Le chancelier Marx, dans une interview accordée à un rédacteur de la Gazette Populaire de Cologne, a déclaré notamment : Nous ne nous faisons, il va de soi, aucune illusion. Nous savons parfaitement que les nouveaux hommes politiques français feront naturellement une politique française, mais notre espérance se fonde sur ce fait qu'un désir d'entente sur la base du rapport des experts existe maintenant aussi bien chez nous, qui avons accepté le plan Dawes, que chez les puissances alliées. J'espère que le nouveau gouvernement français, par un acte de générosité rendra leur liberté et leur foyer à tous les Allemands qui ont été victimes de leur amour pour la patrie. Le ministre des Affaires étrangères, le docteur Stresemann, a déclaré au Reichstag que l'évacuation de la Ruhr était une question de prestige. Je veux croire que pour la France également le règlement de la question des réparations ne doit pas échouer pour une question de prestige. Le maintien de l'occupation des ports et territoires industriels d'Offenbourg et Appenweler, Wesel et Emmerich, Limbourg, Konigswinter, Linz, Kaub, Karlsruhe et Darmstadt, est inconciliable avec le plan Dawes. La région de Mannheim notamment a subi des dommages économiques considérables du fait de l'occupation du port de Mannheim. Il est enfin absolument indispensable que lors du règlement général et en même temps que la frontière douanière sera supprimée, les difficultés d'entrée et de sortie des personnes des territoires occupés soient abolies. |
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