| La Presse 19 juin 1924 |
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Qui sera Présidente de la République ? Sans doute Mme Combe, la nièce de M. Doumergue A l'exception d'un seul, les Présidents de la Troisième République ne furent jamais, jusqu'au dernier Congrès, choisis parmi des célibataires. La Constitution n'exclut pas, bien entendu, de la plus haute magistrature de l'Etat, ceux que les hasards de la vie n'ont pas amené à convoler en justes noces, mais les exigences du Protocole ont toujours incité les membres de l'Assemblée Nationale à porter leurs préférences sur un chef d'Etat capable de se faire utilement seconder, par sa femme, dans le cycle mouvementé des réceptions officielles. Et pourtant, M. Doumergue n'est pas marié ! Le protocole des cours étrangères ne peut fournir aucune indication car lorsqu'un souverain est veuf, c'est à une princesse héritière ou à défaut à une princesse de sang royal que revient la tâche quelquefois lourde et toujours délicate d'accueillir les hôtes et de présider aux fêtes de la Cour. En République, aucune règle précise ne dicte au Président sa conduite en pareil A tous les dons charmants dont une nature généreuse l'a, déjà, comblée. Mme Combe joint une virtuosité musicale des plus rares et des plus séduisantes. Souhaitons à l'Elysée et souhaitons-nous... une Président. de la République aussi pleine de charme et de talent. ROBERT BOUCARD. |
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