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L'Oeuvre 29 juin 1924


L'opinion étrangère

L'OPINION ÉTRANGÈRE

L'anniversaire de Sarajevo

A l'occasion du dixième anniversaire de l'assassinat, à Sarajevo, de l'archiduc héritier d'Autriche, le Times écrit:

L'histoire de la grande guerre est gravée dans l'âme de l'humanité. Ce n'est pas l'occasion de rappeler les horreurs et les splendeurs du drame terrible tel qu'il s'est déroulé à travers mille vicissitudes, de Mons, de la Marne, d'Ypres et de Verdun à la débâcle et à la reddition des envahisseurs vaincus. Le meurtre de Sarajevo n'était que l'étincelle qui a mis le feu aux explosifs accumulés pendant des générations, Cette guerre, comme la plupart des grandes guerres, a eu un aspect matériel et moral.

Matériellement, la lutte se livrait pour l'hégémonie de l'Europe, mais sous cet aspect matériel, c'était un conflit entre la kultur allemande et la civilisation historique, entre l'idolâtrie de la force et la foi dans le droit moral d'où la civilisation a surgi... L'Allemagne a saisi l'occasion du crime qui se présentait pour précipiter la guerre. Elle avait la conscience qu'elle pouvait amplement satisfaire ses ambitions immédiates et poser les fondements sûrs d'ambitions futures encore plus grandioses. Nous connaissons en partie quel en a été le résultat. Cinq ans jour pour jour après le meurtre de Sarajevo, elle a été forcée de signer le traité de Versailles. Mais la guerre qui a suivi Sarajevo a eu d'autres conséquences dont on n'a pas encore pu mesurer toute la: valeur et la portée.

La presse allemande, de son côté, proteste contre la légende de la responsabilité de l'Allemagne.

La Gazette de Voss (démocrate) déclare

Ce qu'il y a de pire dans le traité de Versailles, c'est la clause sur la culpabilité allemande, c'est la monstrueuse falsification de l'histoire par laquelle la responsabilité unique de la guerre est mise à la charge de l'Allemagne. La politique de 1890 à 1914 a été très mauvaise, il est vrai, mais les intentions de l'Allemagne ont été pacifiques, bien que les moyens employés aient été tout l'opposé de ce qu'il aurait fallu.

Le Vorwaerts (socialiste) proteste également contre ce qu'il appelle «la légende de la responsabilité unique de l'Allemagne ». L'organe socialiste se réfère au témoignage du député nationaliste, l'amiral von Tirpitz, « qui avait déjà raison lorsqu'il a écrit que l'Allemagne a été entraînée dan la guerre ».


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